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picto Comment réagir face à une alopécie ?

Quels sont les symptômes ?

L’alopécie est un motif de consultation majoritaire en dermatologie équine, au même titre que le prurit ou les altérations structurelles de la peau.

Les manifestations cliniques sont une perte de poils qui peut être plus ou moins localisée ou diffuse, sous forme de lésions bien circonscrites ou non, éventuellement accompagnée d’autres signes cliniques (rougeur cutanée, prurit…).

 

Quelles sont les principales causes parasitaires ?

Les causes parasitaires sont les plus fréquentes lors d’alopécie. Parmi elles, deux sont majoritaires : la teigne et l’infestation par le poux ou phtiriose.

Les teignes sont dues à des champignons microscopiques qui se développent dans les follicules pileux, préférentiellement au niveau des zones de frottement (épaules, tête, thorax, passage de sangle). La maladie conduit à l’apparition de zones alopéciques de petites tailles, plus ou moins circulaires, avec une touffe de poil persistant au centre.

La maladie est très contagieuse et en général plusieurs chevaux sont atteints simultanément au sein d’un effectif. Les jeunes équidés sont plus sensibles.

Autres parasites incriminés dans la perte de poils, les poux peuvent pulluler dans les poils du cheval. On rencontre des poux broyeurs, qui se nourrissent de débris cutanés, et des poux piqueurs, qui se nourrissent de sang.

Généralement les poux sont visibles à l’œil nu. Ils sévissent préférentiellement en automne et en hiver et lorsque les conditions d’hygiène sont défaillantes.

L’alopécie est partielle et souvent accompagnée de démangeaisons.

 

Y a-t-il d’autres origines possibles ?

Les parasites ne sont pas les seuls responsables d’alopécie et de nombreuses autres causes sont possibles. Le pemphigus foliacé est, par exemple, une maladie auto-immune assez fréquente chez le cheval. Elle est due à la présence d’anticorps dirigés contre certaines protéines de l’épiderme.

En été, on rencontre également un autre phénomène : la photosensibilisation. Il s’agit d’une réaction cutanée sévère consécutive à la pénétration de rayons UVA et liée à la présence dans la peau de molécules photosensibilisantes (suite à l’ingestion de certaines plantes sur la pâture comme le millepertuis).

La photosensibilisation peut également être secondaire à un trouble métabolique chez le cheval ou survenir au contact d’une substance photosensibilisante (huiles essentielles, topiques à base de goudron…).

Les signes cliniques de la photosensibilisation sont surtout marqués sur les zones peu pigmentées.


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