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picto Le syndrome Wobbler

Qu’est-ce que le syndrome Wobbler ?

Le syndrome Wobbler est appelé aussi ataxie locomotrice, mal de chien ou myélopathie par sténose du canal vertébral cervical.

Il résulte d’un rétrécissement du canal rachidien ce qui a pour conséquence une compression de la moelle épinière au cours de la croissance.

 

Comment se manifeste-t-il ?

Les signes cliniques sont assez caractéristiques et sont ceux d’une ataxie locomotrice : incoordination motrice (le cheval bouge ses membres de façon anormale), déficit proprioceptif (il porte souvent ses membres antérieurs ou postérieurs très en avant ou en arrière). Le plus souvent l’ataxie est symétrique et plus marquée sur les postérieurs.

Généralement les signes apparaissent progressivement (le cheval semble maladroit, trébuche, traîne ses membres…).

Les jeunes chevaux sont prédisposés, surtout les mâles, deux fois plus touchés que les femelles.

De même, certaines races semblent plus concernées (pur sang et chevaux de selle à croissance rapide) et on suspecte une composante génétique.

La croissance rapide (poulains suralimentés) constitue un facteur de risque avéré.

Chez les chevaux plus âgés, la maladie peut survenir secondairement à des malformations entraînées par l’arthrose notamment.

En fonction de la localisation de la lésion, la flexion ou l’extension de l’encolure accentuera les symptômes.

 

Comment se diagnostique la maladie ?

Un diagnostic de certitude est important car il conditionne la prise en charge.

Il passe par la réalisation de radiographies cervicales qui permettent de visualiser le rétrécissement du canal, voire par une myélographie qui consiste en une injection de produit de contraste dans la moelle épinière avant la radio.

Le produit révèle l’emplacement des compressions qui peuvent être multiples.

A l’échelon du propriétaire, des tests simples permettent de révéler un problème nerveux et donc de motiver des examens vétérinaires plus poussés : tirer la queue de chaque côté pour voir si le poulain résiste bien, le faire reculer et observer s’il traîne ses sabots, le faire tourner sur un cercle serré, croiser ses pattes et voir combien de temps il met pour les décroiser…

Sans être pathognomonique, ces signes peuvent permettre d’alerter sur un éventuel problème.

 

Peut-on la traiter ?

Il est important de dépister précocement la maladie et donc de réaliser des examens au moindre doute (comportement anormal d’un poulain, maladresse…). En effet, la précocité de la prise en charge conditionne sa réussite.

Cette détection précoce permet notamment de mettre les poulains suspects à l’écart de façon à leur éviter tous traumatismes et bousculades qui pourraient aggraver les choses. On revoit aussi leur alimentation de façon à ralentir la vitesse de croissance qui est un facteur connu de prédisposition à la maladie.

Un fois la maladie installée, il existe aujourd’hui des techniques chirurgicales qui permettent de décomprimer la moelle épinière. La rééducation est également une composante intéressante du traitement.

Ces interventions sont cependant coûteuses.

Le traitement peut aussi être conservateur, via des médicaments qui permettent de réduire le gonflement et l’œdème local (anti-inflammatoires, corticoïdes). Il est également hygiénique (réduire la ration des poulains et les laisser au box pour ralentir la croissance).

Toutefois, si le grade de l’ataxie est élevé, le pronostic reste sombre et un traitement chirurgical sera nécessaire.


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