Imprimer En savoir plus
chezmonveto

picto La fourbure

Qu’est-ce que la fourbure ?

La fourbure est une maladie du pied qui relève le plus souvent de causes métaboliques mais dont les mécanismes exacts d’apparition restent encore assez flous.

On connaît surtout la fourbure d’origine alimentaire mais il en existe d’autres types : fourbure de poulinage, fourbure traumatique suite à une blessure sur un membre qui entraîne le report du poids sur l’autre, fourbure suite à une intoxication, suite à des coliques, à une fièvre intense, etc.

 

 

Quels en sont les mécanismes d’apparition ?

Ils sont complexes. La fourbure est une inflammation d’un tissu particulier du pied (appelé pododerme) et se traduit par le désagrègement de deux types de tissu podal (kéraphylle et podophylle). Ce désagrègement entraîne la désolidarisation des structures internes du pied et, sous l’influence du poids du cheval, la troisième phalange bascule en avant du sabot.

Tous ces changements qui surviennent à l’intérieur du sabot se traduisent par de l’inflammation et une douleur parfois intense.

La fourbure concerne le plus souvent les antérieurs qui supportent la plus grosse partie du poids du corps. Un ou plusieurs pieds peuvent être touchés.

 

 

Comment se manifeste-t-elle ?

La fourbure peut être aiguë ou chronique (on parle de chronicité quand elle dure plus de 48 heures ou qu’il y a rotation de la troisième phalange).

Cliniquement elle se traduit par des difficultés locomotrices, une boiterie, un cheval qui refuse de bouger.  Les signes cliniques sont plus ou moins intenses en fonction de l’importance de la fourbure.

 

 

Comment la traiter ?

La fourbure aiguë constitue une urgence médicale et doit faire l’objet d’un traitement rapide. Il s’agit d’abord de trouver et de traiter les causes primaires (non délivrance, métrite..) et de prendre en charge l’inflammation par un traitement adéquat (antibiotiques, perfusions, soins de maréchalerie adaptés, anti-inflammatoires…).

De façon empirique, la fourbure se traitait par des saignées qui sont encore utilisées parfois.

La fourbure chronique se traite plutôt dans une optique préventive. La restriction alimentaire est à la base de cette prise en charge (pose d’un panier, revoir la composition de la ration…).

Les récidives étant fréquentes, les mesures alimentaires doivent être maintenues même après la guérison.

 

 

Comment la prévenir ?

La prévention de la fourbure alimentaire passe par de l’exercice régulier et une alimentation adaptée.

Des conseils alimentaires et hygiéniques sont à suivre : prévenir l’ingestion d’une quantité d’aliment excessive (grain ou herbe de printemps, trop riche en glucides), éviter l’absorption d’eau trop froide par temps chaud ou après un effort intense, proscrire le travail sur terrain trop dur, surveiller la période après poulinage, prévenir l’obésité.

Les soins de maréchalerie sont particulièrement importants chez les chevaux victimes de fourbures avec parfois la pose de fers orthopédiques.

 

 

 


Voir les autres fiches conseils