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Risques médicaux chez le cheval d’endurance

 

L’endurance est une discipline en plein essor et le nombre d’épreuves organisées en France a considérablement augmenté ces dernières années. Ce sport exigeant n’est pas sans risque pour la santé des chevaux et il nécessite une bonne préparation.

 

Qu’est-ce que l’endurance ?

L’endurance est une discipline équestre assez récente puisqu’elle a débuté en France dans les années 1970 et s’est vraiment développée à partir du milieu des années 90.

La France est devenue le pays le plus titré au niveau international.

Les compétitions d’endurance sont organisées en deux catégories :

-les épreuves à vitesse limitée de 20 à 60 km (épreuves club)

-les épreuves à vitesse libre où seule une vitesse minimale est à respecter (plus de 12 km/h), épreuves nationales et internationales qui se courent sur 90 à 160 km.

Le déroulement de la course est le même : un parcours imposé et balisé avec un certain nombre d’étapes.

La progression pour arriver aux courses nationales se fait lentement. Un âge minimal du cheval est fixé pour chacune des épreuves.

 

Quels sont les chevaux utilisés pour ces courses ?

Ce sont généralement des pur-sang arabes ou leurs croisements.

Il faut que ce soit des chevaux qui aient du sang et une grande indifférence au stress.

Les chevaux doivent être capables de courir à des vitesses variant de 16 à 21 km/h en France (jusqu’à 28 dans le désert) et assurer 7 à 8 heures d’effort.

 

Quels sont les principaux risques médicaux ?

L’endurance est un sport très exigeant pour le métabolisme des chevaux mais aussi leurs muscles et articulations.

Logiquement, les principaux risques médicaux sont de deux types : risques métaboliques et risques locomoteurs.

Ils sont liés à trois facteurs : la vitesse sur la course, les conditions climatiques (température, hygrométrie), le type de parcours (terrain, dénivelé).

Pour effectuer un effort long et soutenu, l’organisme du cheval travaille essentiellement en aérobiose. Or ce métabolisme aérobie, s’il est efficace, est aussi un gros producteur de chaleur. Le cheval d’endurance doit donc lutter en permanence contre une élévation de la température corporelle qui pourrait avoir de graves conséquences.

 

Comment s’expriment-ils ?

Les affections qui peuvent toucher les chevaux lors d’une course d’endurance sont nombreuses : boiteries, fourbure traumatique, myopathie d’effort, crampes et dorsalgies, contusions des pieds, lésions articulaires, tendinites, troubles métaboliques (déshydratation et troubles électrolytiques, coup de chaleur, syndrome d’épuisement, colique…).

Environ 10 % des chevaux qui participent à une épreuve de longue distance nécessitent des soins vétérinaires, généralement suite au développement d’une affection métabolique. Elles apparaissent surtout en fin de course, à partir du 2e ou 3e contrôle.

 

Comment les prévenir ?

La prévention passe essentiellement par l’entraînement et l’alimentation.

Travailler un cheval d’endurance se fait par étape, en débutant idéalement avec un jeune équidé.

La carrière d’un cheval d’endurance se planifie en fonction de son âge et de son niveau d’entraînement. Un entraînement bien mené lui permettra d’effectuer une longue carrière en endurance, les concurrents âgés de 16 ou 17 ans n’étant pas rares sur les courses.

Quant à l’alimentation, elle doit être adaptée et équilibrée, riche en matières grasses et en foin et supplémentée en vitamines et minéraux.

 

 


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