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LES PHOBIES

 

 

Affections comportementales gênantes pour le cheval comme pour le cavalier, les phobies sont relativement fréquentes chez le cheval. Leur gestion passe par une désensibilisation vis-à-vis du stimulus anxiogène pour l’animal.

 

 

Qu’est-ce que les phobies ?

La phobie est définie comme une peur irraisonnée et disproportionnée face à un événement particulier. Cet événement peut être très variable : transport, passage d’un obstacle, point d’eau, autre espèce animale, etc.

La phobie est une véritable maladie qui, sans prise en charge, risque de s’aggraver, au point, parfois, de compromettre l’utilisation du cheval.

Par ailleurs, de par les manifestations qu’elle occasionne de la part de l’animal, elle peut être dangereuse pour son cavalier et provoquer notamment des chutes.

Avant tout traitement, il faut d’abord mettre clairement en évidence le type de phobie dont souffre l’animal.

 

 

Pourquoi sont-elles fréquentes chez le cheval ?

Le cheval est prédisposé aux phobies car il s’agit d’une espèce particulièrement sensible et émotive.

Plusieurs critères expliquent cette prédisposition : son statut d’espèce proie, son hypervigilance constante, sa propension à la fuite…

La domestication constitue un paramètre supplémentaire car elle a occasionné plusieurs contraintes qui peuvent accroître la sensibilité et la réactivité du cheval à divers stimuli : restriction de place, de contacts sociaux, d’activité, de temps passé à l’alimentation…

 

 

Quelles sont les causes de phobies ?

Les stimuli qui déclenchent les phobies sont appelés stimuli phobogènes. Ils peuvent être très divers, auditifs, visuels ou tactiles (transports, bruits, cravache, éperons …).

Les phobies évoluent généralement par étapes, en s’aggravant et se généralisant.

On distingue deux types de phobies : les phobies post-traumatiques qui font suite à une expérience traumatisante pour l’animal (un accident lors d’une montée en van par exemple) et qu’il a donc enregistrée négativement, et les phobies ontogéniques qui concernent des situations que le cheval n’a pas appris à connaître au cours de sa phase de développement.

 

 

Quelles sont leurs manifestations ?

Initialement, la phobie se manifeste par des conduites d’évitement, éventuellement d’intimidation, des réactions typiques de la peur (tremblements, tachypnée, tachycardie, agitation, sudation, défécation…).

Au début, le cheval manifeste ces symptômes uniquement en présence du stimulus phobogène.

Mais progressivement, la phobie se généralise et l’animal va anticiper ces stimuli. Lors d’une phobie du transport par exemple, il manifestera des réactions à la seule vue d’un van, même s’il ne monte pas dedans.

La phobie peut évoluer vers un comportement agressif ou destructeur, voire des troubles généraux.

 

 

Comment les traiter ?

Le traitement d’une phobie nécessite une désensibilisation au stimulus phobogène. Il s’agit d’augmenter progressivement le seuil de tolérance de l’animal pour finir par faire disparaître la réponse phobique.

La désensibilisation est une pratique mise en œuvre par le vétérinaire et qui peut nécessiter en parallèle le recours à une médication ou à des phéromones de synthèse.

 

 

Peut-on les prévenir ? 

S’il est impossible de prévenir une phobie post-traumatique, il est possible de prévenir les phobies ontogéniques en agissant sur le poulain. Il est recommandé d’enrichir son milieu d’élevage en stimulations sensorielles diverses de façon à ce qu’il apprenne à connaître toutes sortes de situations et s’y familiarise.

Plus tard, il faut procurer aux chevaux l’environnement le plus proche possible de leur milieu naturel (vie au pré si possible, contact avec des congénères, ration fourragère pour l’occuper…).

 


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